Il était bien là.

Il est Dimanche. Il fait beau. Il serait sans doute mieux dehors mais il est bien, là.

Assis sur un vieux fauteuil en cuir avec, à sa droite, sur une petite table, un verre de vin. Entre les mains un vieux bouquin. C’est une discutions qu’il a eu hier qui lui a donné envie de le rouvrir. D’abord pour vérifier le nom d’un type, puis finalement il s’est laissé aller, il re-dévore aujourd’hui le livre qu’il a lu dix ans plus tôt. Il est bien, là.
Elle, vêtue d’une robe grise avec quelques nuances de noir, étendue sur le canapé d’en face, elle dort. Lui, derrière ses pages entend la lente respiration de la belle.
Ils sont bien, là.

Quelques pages plus tard, le doux rythme de cette rassurante respiration s’interrompt. Le canapé couine, elle se réveille, ouvre ses grands yeux bleu, se cambre pour étirer ses muscles encore endormis. Elle se tourne vers lui, elle a un plan en tête. Il sait que s’il croise son regard il devra interrompre sa lecture. Mais il est trop faible, il ne peut s’empêcher de lever quelques secondes les yeux de ses lignes, juste les yeux. Elle l’a vu. Encore loupé. Ils étaient bien, là.

Elle d’un petit bon, elle descend de son divan. D’un pas félin, elle tourne autour de sa proie, observe sa victime et semble chercher le meilleur angle d’attaque. Il sait que la partie est perdu d’avance, qu’elle va encore gagner, il n’a pas non plus très envie de se défendre. Elle vient s’installer sur l’accoudoir du fauteuil. Lui, pour que le jeu continue, poursuit sa lecture comme si de rien n’était. Il ne se rendra pas sans feindre un combat. Elle vient poser sa tête contre le bras de notre ami et de sa joue caresser sa main. Il ne bronche pas, il se répète encore que la meilleur chance de gagner est de l’ignorer. Elle tente encore une approche, elle passe cette fois-ci sous le bras de cet homme faible, se positionne entre lui et le livre. Une esquive encore avant de s’avouer vaincu, il change de position, continue sa lecture, mais il sait qu’elle a d’ores et déjà gagné. Il était bien, là.

Elle a gagné, il se détourne, à regret, de son livre pour caresser cette tendre frimousse posée sur ses genoux. Ils sont bien, là.

Elle, c’est un putain de chat à la con. Pas moyen. Sitôt que tu te cales à la cool ils viennent te casser les burnes. Tu bosses sur ton bureau, ils viennent, avec leur mignonne tête de chat se poser sur tes papiers. Tu bouffes un truc pénard à table, calme, ils viennent te faire chier avec leurs mignons petits miaulements. Sache aussi, qu’ils viendront te chauffer les oreilles pour que tu leurs ouvres la porte, et puis sitôt ouverte ces connard d’animaux ne sortiront pas. Tu viens de t’habiller pour un rendez-vous galant, tu as pris de l’avance pour être bien comme il faut, et puis il faut que tu attendes. Tu t’allonges cinq minutes et le chat comme un con qu’il est, juste parce qu’il est perfide et mauvais viendra se poser sur toi, et te laisser ces poils à la con.

Léon.

« Amour et nougatine, je vous aime putain ». Par ici : les Tutos.

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